24 Mai - 20 Juillet 2014

Bernardino TOPPI

est né à Rome d'une famille d'artistes et a grandi dans un mode d'art et de créativité, parmi des peintres, des sculpteurs et des écrivains. Il abandonne les études de droit et de sciences pour se consacrer à la peintureIl voyage beaucoup et prend partout des croquis nécessaires à son travail. Il passe l'été à peindre dans son atelier à Anticoli-Corrado, près de Rome.

Lauréat des prix :
 
1959 - Roma Olympica 
1966 - Prix Villeneuve-sur-Lot 
1975 - Médaille de la ville de Caen 
1979 - Médaille de la ville de Mantes-la-Jolie 
1980 - 3ème Prix Foud Stirbey, attribué par l'Institut de France 
1986 - Médaille d'Or du Salon des Artistes Français.

Salon:
Paris: Salon d'Automne, Salon des IndépendantsSalon de la Nationale des Beaux-Arts , Salon Comparaisons Salon des Artistes Français
Salon du Dessin et de la Peinture à l'Eau.

Rome : Palais des Expositions , Quadriennale de Rome,
Peintre Romains.

Principales Collections : 
Le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris 
Le Musée de Villeneuve-sur-lot 
Le Musée de Besançon 
Le Musée de Babnols-sur-Cèze 
Le Ministère des Affaires Culturelles 
Le Petit Palais, Genève

Expositions : 
1961 à 1969 - Crane-krochin Galleries Philadelphia 
1963 - The Parrish Art Musum, New York 
1966 - Musée Saint Sauveur Lille 
1966 - Salons de théâtre Georges-Leygues, Villeneuve-sur-Lot 
1969 - 1970 - Galerie Isitan Tokyo " Ecole de Paris " 
1973 - 1974 Petit Palais, Genève 
1980 - Au Japon sélection Française 
1981 - Expositions organisées par le Taiyo Bijustus Kyokai, Musée de Tokyo 1987 - Osaka, Koyto, Tokyo "Exposition de la Peinture Contemporaines Françaises " 
1987 à 1990 Palais des Congrès de Paris 

PUBLICATION

BERNARDINO TOPPI - L'INTEMPOREL -
Editions ARTRON (2004)

Je voudrais arriver à un Art plus allusif et discret, dépouillé de tout superflu, où les formes s’effacent en laissant plus de place au rêve (comme aux premiers traits tracés par l’homme, avec des moyens rudimentaires, un peu de terre ou du noir de fumée sur des parois rugueuses).
Mais je cherche aussi un côté magique et mystérieux, qui réponde à mon besoin d’être fasciné par une œuvre qui émane d’une atmosphère spirituelle et abolit la notion de temps et d’espace.
Une peinture non datable que stimule la sensibilité et intrigue la curiosité et laisse le regard libre pour découvrir une multitude de choses.
Mon univers est composé de lieux, rêves, souvenirs, cortèges, fêtes, scènes prises sur le vif. Il y a des hommes, des femmes, des chevaux, des ânes, des chiens, des paysages… Il y a en fait la vie tout court, mais une vie et des histoires suspendues dans une dimension onirique.
Les raisons des sujets sur Venise : parce que j’aime cette fusion du gothique européen avec l’accent décoratif de dérivation arabe et l’aisance précieuse de la tradition byzantine, ce qui donne une ville de beauté, d’élégance et de raffinement.

J’aime l’aspect rupestre, le grain et les formes de la fresque. Cela me rappelle Lascaux et ses grottes : ce sont de vrais musées, rien n’a été fait de plus beau depuis.
Mes sujets sont inspirés des hommes, des scènes de la vie... Je développe un monde et une personnalité en me confrontant à cette réalité. J’ai voyagé, fait beaucoup de croquis dans le sud de l’Italie, en Sicile ...
De retour à l’atelier, ces quelques notes me rappellent mes émotions instantanées et j’essaie de les faire partager.
Ma peinture n’est pas accessible à tout le monde, elle est spéciale.
Je crois que l’on est influencé par son environnement : Bonnard aurait-il réalisé la même oeuvre s’il avait vécu au Japon ?
Moi, je peins mon enfance passée entre Rome et Anticoli-Corrado, en campagne romaine.
Anticoli-Corrado, où depuis des siècles, des artistes italiens et étrangers séjournent pour la beauté du lieu.
Le calme, la sérénité de ses fêtes religieuses et campagnardes, les laboureurs, les bêtes, les arbres, frappent toujours mon imagination.

Le tableau doit avoir une impression d’unité, puis ensuite on doit y découvrir une trace, une impression, des couleurs passées, une empreinte diluée, un effet de poudre.
Je veux aller à l’essentiel, presque à l’archaïque.
Il faut que ce soit simple. C’est une voie que j’expérimente chaque jour davantage.

Au mérite d’être la plus grandiose et la plus prompte, la peinture « a fresco » a l’immense avantage d’être la plus durable. 

 

Directeur de la Publication : Grégory Mazet : Conception, hébergement : Bixis
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